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Une tradition gorgée d'histoire

La cabane à sucre, c’est bien plus qu’un lieu chaleureux où le sirop coule à flots. C’est aussi une tradition gorgée d’histoire dont la genèse remonte à des millénaires. Bien avant l’arrivée des premiers colons européens, les Amérindiens connaissaient les secrets de l’érable à sucre. Une légende raconte en effet que l’on doit la découverte du sirop d’érable à un chef iroquois du nom de Woksis. Après avoir planté sa hachette dans le tronc d’un érable, sa femme et lui réalisent que la sève de cet arbre possède une saveur délicatement sucrée. Un vrai petit goût de revenez-y!

Bien vite, la récolte de la sève d’érable devient une activité importante au sein des Premières Nations. Chaque printemps, des villages entiers s’installent dans les bois pour entailler les érables. Le temps des sucres est une période de dur labeur, mais également de grande joie. Selon la croyance, la danse avait le pouvoir de favoriser la coulée au moment de l’entaillage.

La naissance de la cabane à sucre

Dès le début de la colonisation, les Européens sont initiés à ce savoir-faire millénaire. Au fil du temps, les méthodes pour transformer la sève en sirop se raffinent. Pendant des décennies, on utilise de grands chaudrons en fonte à ciel ouvert pour faire bouillir la sève. Puis vient l’idée de construire des abris pour mieux faire face aux intempéries. C’est la naissance de la cabane à sucre !

D'hier à aujourd'hui

Petit à petit, une industrie agrotouristique se développe autour de cette précieuse ressource. Aujourd’hui, seule une infime minorité des 7 400 acériculteurs du Québec offre des repas de cabane à sucre. Cette tradition locale qui nous rassemble chaque année repose ainsi sur moins de 150 érablières.

Un lourd bilan de la situation de notre industrie montre qu’au cours des dix dernières années, près du tiers des cabanes à sucre du Québec ont mis fin à leurs activités, soit 30,5 %. Plusieurs établissements prévoient modifier leurs installations pour se consacrer exclusivement à la production de sirop d’érable. D’autres doivent se résoudre à mettre la clé sous la porte ou à vendre leur cabane à sucre à prix dérisoire. De ce fait, celles qui ont décidé de prendre part à cette initiative rassembleuse voient Ma cabane à la maison comme une véritable bouffée d’espoir.

En chiffres

137

cabanes à sucre ont pour mission de perpétuer la tradition.

32 %

des cabanes à sucre ont mis fin à leurs activités agrotouristiques au cours des dix dernières années.

73 %

de la production mondiale de sirop d’érable est faite au Québec.

Que la saison commence !

Partez à la rencontre des cabanes à sucre participantes ou encouragez celle qui a déjà gagné votre cœur.

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