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Une tradition gorgée d'histoire

La cabane à sucre, c’est bien plus qu’un lieu chaleureux où le sirop coule à flots. C’est aussi une tradition gorgée d’histoire dont la genèse remonte à des millénaires. Bien avant l’arrivée des premiers colons européens, les Amérindiens connaissaient les secrets de l’érable à sucre. Une légende raconte en effet que l’on doit la découverte du sirop d’érable à un chef iroquois du nom de Woksis. Après avoir planté sa hachette dans le tronc d’un érable, sa femme et lui réalisent que la sève de cet arbre possède une saveur délicatement sucrée. Un vrai petit goût de revenez-y!

Bien vite, la récolte de la sève d’érable devient une activité importante au sein des Premières Nations. Chaque printemps, des villages entiers s’installent dans les bois pour entailler les érables. Le temps des sucres est une période de dur labeur, mais également de grande joie. Selon la croyance, la danse avait le pouvoir de favoriser la coulée au moment de l’entaillage.

La naissance de la cabane à sucre

Dès le début de la colonisation, les Européens sont initiés à ce savoir-faire millénaire. Au fil du temps, les méthodes pour transformer la sève en sirop se raffinent. Pendant des décennies, on utilise de grands chaudrons en fonte à ciel ouvert pour faire bouillir la sève. Puis vient l’idée de construire des abris pour mieux faire face aux intempéries. C’est la naissance de la cabane à sucre !

D'hier à aujourd'hui

Petit à petit, une industrie agrotouristique se développe autour de cette précieuse ressource. Aujourd’hui, seule une mince minorité des 7 400 acériculteurs du Québec offre des repas de cabane à sucre. Cette tradition locale qui nous rassemble chaque année repose ainsi sur quelque 200 érablières.

Un lourd bilan de la situation de notre industrie montre qu’à ce jour, près de 14 % des 200 cabanes à sucre ont cessé leurs activités agrotouristiques. Plusieurs prévoient modifier leurs installations pour se consacrer exclusivement à la production de sirop d’érable. D’autres doivent se résoudre à mettre la clé sous la porte ou à vendre leur cabane à sucre à prix dérisoire. De ce fait, celles qui ont décidé de prendre part à cette initiative rassembleuse voient Ma cabane à la maison comme une véritable bouffée d’espoir.

En chiffres

200

cabanes à sucre ont pour mission de perpétuer la tradition.

14%

d’entre elles ont mis fin à leurs activités agrotouristiques au cours de la dernière année.

85%

de la production mondiale de sirop d’érable est faite au Québec.

De fiers propriétaires

Découvrez les visages derrière les cabanes à sucre d’ici

Érablière Charbonneau

Mont Saint-Grégoire

Mélanie Charbonneau a toujours su qu’elle allait œuvrer dans l’industrie acéricole. « Depuis 2004, mon conjoint Alexandre et moi avons le sirop d’érable dans le sang. C’est la passion d’une vie. Notre vie! » Cette passion, on la sent bien dans tous les petits plats cuisinés avec amour qu’ils servent à leurs visiteurs, comme le fameux coulis à l’érable et l’irrésistible tarte au sucre. Mais l’Érablière Charbonneau offre bien plus qu’un repas de cabane à sucre pour se remplir la bedaine : son site d’une beauté exceptionnelle et son ambiance conviviale valent aussi le détour.

Chalet des Érables

Sainte-Anne-des-Plaines

Pour Chantal Lampron et Daniel Laurin, copropriétaires de cette belle et grande érablière établie depuis près de 70 ans, les 300 employés font partie de la famille. «Ici, on fait les meilleures crêpes frisées! Notre cabane est aussi très divertissante, autant pour les petits que pour les grands.» Magasin général, promenade en voiturette antique, autos tamponneuses, taureau mécanique, fermette... Impossible de s’ennuyer! En attendant que leur cabane reprenne vie, Chantal et Daniel se réjouissent de toute cette vague d’amour et d’entraide. «On est heureux que la solidarité l’emporte sur l’adversité.»

La Goudrelle et La Grillade

Mont Saint-Grégoire et Saint-Alphonse de Granby

Qu’ont en commun La Goudrelle et La Grillade? La famille Gingras, qui baigne dans le sirop d’érable depuis quatre générations. Chaque année, les deux érablières attirent bon nombre de becs sucrés et d’amateurs de plein air. « Les gens qui viennent à La Goudrelle adorent se régaler de nos crêpes soufflées et de notre beurre d’érable. C’est sans compter nos magnifiques sentiers en montagne », raconte Luc Gingras. Du côté de La Grillade, c’est plutôt la formule buffet, le porc effiloché à l’érable et les options végétaliennes qui font le bonheur des visiteurs. « Cette année, c’est à notre tour de nous inviter chez vous. On pense à vous tous les jours et on se donne rendez-vous en 2022 », promet-il.

La P’tite cabane d’la côte

Mirabel

« La tradition des sucres, c’est précieux, parce que c’est une partie de nos racines qui pousseront toujours avec celles de l’érable. » Voilà les sages paroles de Simon Bernard, fier propriétaire de La P’tite cabane d’la côte. Celui qui est tombé dans la marmite quand il était petit a repris les rênes de l’entreprise familiale il y a douze ans. De la récolte de l’eau d’érable aux spectacles musicaux en passant par les savoureuses recettes traditionnelles cuisinées devant les gens, cet endroit magique en bois de grange a un petit goût de revenez-y. Sa devise? Swingue la bacaisse dans l’fond d’la boîte à bois!

Cabane à sucre Au Pied de l'Érable

Mirabel

On dit que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. Nés de parents acériculteurs, Carole et Daniel ont à leur tour transmis la passion des sucres à leur fils Étienne. Aujourd’hui, ils sont ensemble avec Nathalie, la conjointe d’Étienne, les heureux propriétaires de la Cabane à sucre au pied de l’érable. Dans cette chaleureuse érablière, les gens sont accueillis comme des membres de la famille. Côté bouffe, la mousse à l’érable, l’omelette soufflée et le jambon effiloché font l’unanimité. « En fait, on pourrait en dire autant de tous nos plats! », affirme Carole avec fierté.

Sucrerie de la Montagne

Rigaud

Derrière cette magnifique cabane à sucre du patrimoine québécois se cachent Pierre Faucher et son fils Stefan. Leur vocation : perpétuer avec authenticité les traditions du Québec. Et c’est mission accomplie! Sise en plein cœur d’une forêt d’érables centenaires, la Sucrerie de la Montagne offre à sa clientèle une incursion véritable dans le passé. Ici, la récolte de l’eau d’érable est réalisée selon la méthode d’antan, et la transformation de l’eau d’érable en sirop, avec l’évaporateur traditionnel au bois. « Malgré les défis, on accueille cette saison réinventée à bras ouverts, car on est en famille », se réconforte l’homme à la barbe poivre et sel.

Au Sentier de l'Érable

Sainte-Julienne

Josée Majeau et Gabriel St-Jean ont toujours partagé l’amour inconditionnel du sirop d’érable. En 2008, le couple fait l’acquisition d’une belle et grande cabane à sucre, déjà bien établie dans la région. Ici, tout est fait maison, et les œufs dans le sirop sont offerts à volonté. « Les gens en redemandent, ce sont les meilleurs! On ne retrouve pas ça ailleurs », se réjouit Josée. Même si les propriétaires s’ennuient des fins de semaine animées, ils savent que ce n’est que partie remise. En attendant, le couple est emballé par l’esprit de solidarité qui règne entre les cabanes à sucre participantes. « C’est beau à voir! », s’exclame Gabriel.

Domaine de l'Artisan

Brigham

Ne cherchez plus : c’est ici qu’on fait les meilleurs beignes dans le sirop d’érable. Depuis 1997, Michel Thibodeau et son équipe accueillent les becs sucrés dans son beau grand domaine situé au cœur des Cantons-de-l’Est. Après un bon repas fait maison, petits et grands sont invités à s’aventurer dans les sentiers du domaine, où la nature se dévoile dans toute sa splendeur. Même si la dernière année a apporté son lot de défis, Michel Thibodeau reste enthousiaste à l’idée de servir sa fidèle clientèle autrement. « On leur réserve même de délicieuses nouveautés. »

Érablière Meunier & fils

Richelieu

À l’instar d’Obélix, Philippe Meunier est tombé dans la marmite… de fèves au lard! Né d’un père acériculteur, il apprend les rouages du métier tout au long de sa jeunesse. Des études à l’ITHQ et un baccalauréat en gestion du tourisme et de l’hôtellerie plus tard, il revient au bercail avec un solide bagage de connaissances. Son père Raymond passe alors le flambeau à ses fils. Tandis que son frère Éric se charge des activités de la ferme, Philippe s’occupe de l’érablière. « Mon père a travaillé si fort pour monter cette entreprise. C’est une passion pour toute la famille, alors on refuse de baisser les bras. Au contraire, on espère pouvoir la transmettre à notre tour à nos trois enfants », raconte Philippe.

Érablière aux Quatre Vents

Mirabel

Mère de quatre beaux enfants et fière propriétaire de l’Érablière aux Quatre Vents, Marie-Ève Plouffe a déjà vu neiger. Celle qui a fait ses premiers pas à la cabane à sucre de son père entame sa onzième saison des sucres en tant que propriétaire. Ses yeux s’illuminent quand elle parle de son jambon et brie à l’érable et de l’ambiance magique qui règne à la cabane. « Pour nous, c’est important que nos visiteurs vivent une expérience unique, sans se sentir bousculés. Chaque client est reçu comme un roi. Les gens peuvent apporter leur boisson, se réchauffer au bord du foyer et prendre une belle bouffée d’air frais en toute tranquillité. » En attendant le retour à la vie normale, Marie-Ève accepte ce défi avec sagesse. « Pour moi, c’est un moteur d’avancement. J’adore ce que je fais! »

L'aKabane

Saint-Esprit

En 2015, Richard Maheux et Frédéric Paiement ont fait l’acquisition de L’aKabane, une charmante érablière composée de trois belles grandes salles de réception. Ici, un grand souci du détail est accordé à la présentation. « On a de vrais chefs en cuisine. Notre menu gastronomique se démarque, tout comme notre sirop », explique fièrement Frédéric. Ceux qui s’ennuient de sa fine cuisine mettant à l’honneur les richesses du terroir ne sont pas en reste cette année : « Nous sommes maintenant à un clic de chez vous. Même qualité, même bon goût! »

Cabane à sucre Constantin Grégoire

Saint-Esprit

La cabane à sucre Constantin Grégoire existe depuis belle lurette pour le plaisir de la trâlée d’enfants de la famille Grégoire. Ce n’est qu’en 1970 que le patriarche, Constantin Grégoire, agriculteur aguerri et entrepreneur ambitieux, décide de l’ouvrir au public. Sa femme, Claire, est aux fourneaux et les quatorze frères et sœurs de la famille mettent la main à la pâte et organisent des parties de sucre. Toute une équipe d’employés dans une seule famille! Nichée sur les belles terres d’une érablière ancestrale au cœur d’un pittoresque rang agricole, la cabane à sucre est reconnue pour son authenticité, son accueil chaleureux et sa bonne bouffe maison traditionnelle. « Chez nous, vous arrivez dans une vraie belle grosse cabane en bois où nos tables recouvertes de nappes à carreaux rouges sont garnies de plats maison préparés selon les traditions familiales », dit fièrement Claire. La spécialité de la maison : les oreilles de crisse, gracieuseté de matante Didi!

Que la saison commence!

Partez à la rencontre des cabanes à sucre participantes ou encouragez celle qui a déjà gagné votre cœur.

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